Les arts et la créativité pour l'épanouissement

Cet article est proposé librement, avec le soutien de la maison d’édition et de culture suisse Mardès, ainsi que de Marlena’s Home, où se rejoignent raffinement et bien-être.
La Bachata
La bachata est une autre façon de poétiser son quotidien via le prisme de la Poecaris. Par le rythme, la musique et la danse, elle invite le corps à retrouver sa présence et une forme vivante de soin de l’être.
ART DE VIVRE
Laura C.
5/17/20263 min temps de lecture


Poecaris : la bachata comme poésie du corps et soin de l’être
La bachata porte une grâce charnelle que le quotidien oublie parfois de laisser paraître. Par le rythme, par la musique, par la danse, le corps retrouve une langue plus ancienne que le discours ; une langue faite de déplacements, de souffle, d’élan, de retenue, de présence. Dans une lecture poeticariste, cette danse ne se réduit pas à une suite de pas. Elle ouvre un passage vers le soin de l’être, parce qu’elle rend au corps sa dignité sensible, son plaisir d’exister, sa capacité à recevoir la musique sans se perdre dans la performance.
La Poecaris accueille la poésie, la musique et la danse et les autres pratiques créatives comme des voies d’expression, de soin, d’épanouissement et d’élévation. La bachata y trouve une place lumineuse. Elle engage le bassin, le dos, les épaules, les mains, le regard ; elle sollicite la confiance, l’écoute, la précision du geste, la relation à soi et à l’autre. Rien n’a besoin d’être forcé. Le mouvement juste suffit à rendre au corps une part de sa splendeur.
Poétiser le quotidien avec la bachata, c’est laisser la musique traverser la journée avec plus de chair, plus de joie, plus de tenue intérieure. Une danse peut alléger une fatigue, ranimer une présence, rendre le corps moins étranger à lui-même. La poésie ne reste alors pas dans le livre ; elle passe dans le pas, dans la cadence, dans l’élégance d’un geste accompli avec attention.
La bachata offre ainsi une forme de soin de l’être par le mouvement. Elle ne soigne pas comme un protocole. Elle prend soin autrement : par la beauté d’un rythme, par la chaleur d’une musique, par la sensation d’un corps qui retrouve son aisance, sa sensualité digne, son droit à l’expression. Elle rappelle que le corps n’appartient pas seulement aux obligations, aux douleurs, aux apparences ou aux contraintes. Il peut redevenir un lieu de culture, de poésie et de présence.
Dans la Poecaris, la bachata se tient comme une pratique créative du quotidien : une manière d’habiter le rythme, de cultiver le lien, d’offrir au corps un espace d’élégance vivante. Par elle, le soin de l’être prend une forme dansée ; la poésie descend dans le geste ; la musique donne au jour une profondeur plus tendre.
Références
Fancourt, D., & Finn, S. (2019). What is the evidence on the role of the arts in improving health and well-being? A scoping review. World Health Organization, Regional Office for Europe.
Koch, S. C., Riege, R. F. F., Tisborn, K., Biondo, J., Martin, L., & Beelmann, A. (2019). Effects of Dance Movement Therapy and Dance on Health-Related Psychological Outcomes: A Meta-Analysis Update. Frontiers in Psychology, 10, 1806.
UNESCO. (2019). Music and dance of Dominican Bachata. Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity.
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